Conférence internationale pour l’émergence de l’Afrique : « Les Comores partagent leur plan émergence 2015-2019»

Moroni, le 20 mars 2015 - Dans le cadre de la Conférence internationale pour l’émergence de l’Afrique (CIEA) organisée par le Gouvernement ivoirien en collaboration avec le PNUD qui s’est tenue du 18 au 20 mars à Abidjan, l’Union des Comores représentée par Alfeine Siti Soifiat Tadjiddine, Commissaire générale au plan et accompagnée par le PNUD Comores, a pris part aux débats sur « les problématiques de l’émergence et des dynamiques qui ont permis les transformations économiques et sociales intervenues dans les pays dits émergeants ». L’occasion de présenter et d’échanger sur la vision de la Stratégie de croissance accélérée et de développement durable (SCA2D).

La CIEA a ainsi permis à Alfeine Siti Soifiat  Tadjiddine Alfeine, Commissaire générale au plan de présider et modérer deux sessions les 18 et 19 mars : «L’Etat développementaliste et l’émergence », plus précisément, la « Planification de l’émergence » et le « Développement compétitif des secteurs de production ».

Selon Madame Alfeine, parmi les défis majeurs pour faire des Comores un pays émergent : « assurer un investissement majeur dans le capital humain et les infrastructures de base, améliorer la gouvernance et relancer la croissance économique en s’appuyant sur le développement du secteur privé et enfin l’établissement d’un pacte social ». A long terme, le pays compte : réduire la pauvreté à un nive au socialement acceptable ; devenir un pays à revenus intermédiaires ; atteindre le stade de Nouveau pays industrialisés (NPI) ; renforcer l’unité nationale et consolider le processus démocratique ; promouvoir une économie verte.

« Pour relever ces challenges, l’Union des Comores dispose de la SCA2D, mais maintenant, nous devons trouver des financements innovants » ont expliqué la Commissaire Général au Plan et Riad Meddeb, Economiste principal au PNUD en Union des Comores. Ce dernier a notamment précisé que le « développement ne peut pas uniquement se baser sur l’Aide publique au développement (APD), mais canaliser les fonds de la diaspora en investissements productifs, et mobiliser les ressources techniques et financières nationales. »

Dans le processus global de transformations économiques et sociales actuellement en cours en Afrique, l’Union des Comores s’est également engagé à aller vers une véritable  mutation.

La CIEA a ainsi permis à la délégation comorienne, au cours des diverses sessions, de partager et échanger avec les acteurs gouvernementaux, du secteur privé et les partenaires multilatéraux.