Table ronde – Abidjan « Mobilisation des partenaires pour une solution énergétique durable en Union des Comores»

 Pancarte de la Mamwe

Moroni, le 25 mars 2015 - Comment résoudre le problème énergétique récurent en Union des Comores ? A l’instigation de la Banque africaine de développement (BAD) et du gouvernement de l’Union des Comores, une table ronde réunissant les partenaires et les bailleurs de fonds a eu lieu mercredi à Abidjan. Objectif : mobiliser les acteurs économiques et du développement sur la nécessité de trouver des solutions structurelles et durables à la crise énergétique que rencontre le pays.

 

« Le secteur électrique est indéniablement l’épine dorsale du développement dans toute économie » avait lancé Donald Kaberuka, Président de la BAD, lors du forum des partenaires au développement qui a eu lieu au mois de février à Moroni. Or l’Union des Comores est le pays d’Afrique qui affiche le plus bas taux de recouvrement et le taux le plus élevé en pertes. Parmi les défis à relever : améliorer la gouvernance technique et financière des sociétés d’électricité de la MAMWE et EDA, augmenter la production, refondre le cadre juridique et réglementaire du secteur, améliorer les compétences nécessaires à une bonne gestion dans le secteur.

 

Leo Heileman, qui représente le Système des Nations Unies et plus particulièrement le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) à cette table ronde, a réaffirmé sa volonté ferme d’agir, notamment en mobilisant les acteurs autour d’une même direction. « Face à la crise énergétique que traverse actuellement les Comores, nous, partenaires au développement et bailleurs, avons la responsabilité d’accompagner le gouvernement de l’Union des Comores dans le développement d’un mix de solutions énergétiques durables, adaptées aux besoins du pays. » 

 

La production d’électricité aux Comores est essentiellement assurée à partir de centrales thermiques à diesel. La capacité totale installée est de 30,680 MW pour une capacité disponible de 14,5 MW tandis que la demande potentielle de pointe est de 18,8 MW pour l’ensemble des trois îles.